En bref
- Éric Grange prend la tête de l’Office de Tourisme Cœur de Maurienne et impulsion d’une identité territoriale renforcée dans le cadre du réseau Explore Maurienne.
- Le projet vise à coordonner mieux les acteurs locaux tout en préservant l’indépendance des entités existantes et à parler d’une seule voix en matière de promotion touristique.
- La mobilité et le tourisme estival prennent une place stratégique pour sortir du cadre “station ski” et encourager la découverte hors des sentiers battus.
- Des événements comme le Défi de Maurienne renforcent l’attractivité en montrant une offre sportive et culturelle variée au-delà de l’hiver.
- La communication et les produits touristiques devront s’appuyer sur des réseaux locaux et des exemples innovants pour attirer les visiteurs en 2026–2027.
Résumé d’ouverture
Dans le cadre de la Savoie et de la Maurienne, la prise de fonction d’Éric Grange à la tête de l’Office de Tourisme Cœur de Maurienne marque une étape de changement autant qu’un renouvellement de stratégie. Il est question d’un territoire qui cherche à unir ses acteurs sous la bannière Explore Maurienne tout en conservant les spécificités de chaque structure locale. J’ai suivi ce mouvement avec l’impression d’assister à la mise en place d’un véritable réseau de promotion touristique, où la voix des élus locaux et les retours d’expérience du terrain comptent autant que les grandes promesses marketing. Le défi est clair : créer une identité forte et lisible, adaptée à la réalité d’un territoire aux mille facettes, en particulier entre les vallées et les stations qui gardent leur autonomie. Offrir une expérience fluide s’appuie sur une meilleure articulation entre transport, patrimoine, gastronomie et activités nature, tout en restant pragmatique sur les moyens à mettre en œuvre et les résultats attendus. Cette approche s’inscrit dans une logique de convivialité, de professionnalisme et de dévouement local, trois qualités que j’associe à la réussite du tourisme en Savoie et, plus largement, en Maurienne. Les premiers mois montrent une orientation claire: parler d’une seule voix pour une offre variée, tout en déployant des produits attractifs qui donnent envie de découvrir l’ensemble du territoire, été comme hiver.
| Aspect | Détails | Impact attendu |
|---|---|---|
| Nom et vocation | Office de Tourisme intercommunal, désormais Cœur de Maurienne, ex-Montagnicimes | Identité territoriale renforcée |
| Gouvernance | Réseau Explore Maurienne: 3CMA (Cœur de Maurienne Arvan), Terres de Maurienne, Porte de Maurienne | Coordination accrue sans fusion des entités |
| Mobilité et accès | Trajet voyageurs: train jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne, moins d’itinéraires directs vers Fontcouverte | Meilleure lisibilité des activités hors station |
| Produits touristiques | Événements (par ex. Défi de Maurienne), découvertes culturelles et nature | Offre alliant sport, patrimoine et terroir |
| Communication | Déploiement d’un message unifié et d’outils numériques facilitant l’accès | Visiteurs plus faciles à convertir et à fidéliser |
Éric Grange : une nouvelle impulsion pour Savoie et Maurienne
Je constate qu’en Savoie, la situation évolue avec une lecture plus large du tourisme et une volonté d’éviter les silos. Éric Grange est entré en fonction à la tête de l’Office de Tourisme Cœur de Maurienne au printemps dernier, après le passage du nom Montagnicimes à Cœur de Maurienne et la mise en place d’un cadre commun qui s’inscrit dans un mouvement plus vaste: Explore Maurienne. Cette transformation ne se résume pas à un changement de nom, mais correspond à une réévaluation des objectifs et des méthodes. J’y vois une volonté de parler d’une même voix avec les autres Offices de Tourisme Intercommunaux (OTI) situés plus bas dans les vallées, comme Terres de Maurienne et Porte de Maurienne, tout en conservant l’autonomie et l’identité propres de chaque entité. Ce choix n’est pas anodin : il s’agit d’une stratégie de fond destinée à renforcer la visibilité et l’offre, tout en respectant la réalité du terrain.
Les premières années en poste ont mis en lumière la complexité du paysage touristique. Le dirigeant parle volontiers d’un « millefeuille administratif terriblement complexe », où interagissent OTI, Syndicat de Pays et structures plus grandes comme Explore Savoie. Pourtant, il ne voit pas cela comme un empêchement, mais comme un terrain de travail où la coordination devient un véritable avantage compétitif. Son intervention est marquée par le refus de penser le tourisme « depuis le clocher de son église », une phrase qui résonne comme un appel à la cohérence régionale tout en respectant les particularismes locaux. Cette approche est narrée dès l’inauguration d’un sentier en Albiez-Montrond, un symbole fort d’ouverture vers le large et de volonté de coopération intercommunale.
Vers une identité territoriale plus marquée, j’observe que le positionnement est clair : la Maurienne ne doit plus être perçue comme une simple destination de ski, mais comme un territoire riche, vivant et connecté. Le passage d’un simple changement de nom à une refonte stratégique prouve que l’équipe en place veut construire une offre touristique qui parle à tous les publics. Cela se traduit par une démarche moins centrée sur la station et davantage axée sur la diversité des expériences : randonnée, patrimoine, gastronomie, et découvertes culturelles accessibles tout au long de l’année. Le président insiste aussi sur le fait que les stations qui conservent leurs compétences tourisme ne sont pas marginalisées; elles doivent être intégrées dans une vision globale, tout en conservant leur identité et leurs atouts.
Au cœur des conversations, la mobilité demeure une question clé. « Les gens qui viennent en station sortent du train à Saint-Jean-de-Maurienne, pas à Fontcouverte », explique-t-il. Cette remarque illustre le travail nécessaire pour faire émerger des itinéraires et des propositions qui facilitent les visites hors des zones touristiques traditionnelles. Les weekends et les périodes estivales constituent des opportunités pour attirer les visiteurs vers des sites culturels, musées et lieux patrimoniaux qui font la réputation de la vallée. Le déploiement d’une communication ciblée, compatible avec une offre élargie, est ici la condition sine qua non d’un succès durable.
Transition et identité unique sans dilution
Pour moi, la clé réside dans l’équilibre entre cohérence et diversité. On ne peut pas fusionner toutes les entités et oublier ce qui fait la force de chacun. Le choix d’affirmer une identité territoriale plus marquée sans renoncer à l’autonomie des structures locales est une position réfléchie. Cette démarche rejoint les attentes d’un public de plus en plus vigilant sur la transparence et l’efficacité des services publics. D’ailleurs, l’élan de coopération s’appuie aussi sur des retours d’expériences du terrain et sur des pratiques qui encouragent les échanges entre les territoires voisins. Le déploiement d’outils d’information accessibles et d’itinéraires touristiques qui relient Saint-Jean-de-Maurienne, Albiez-Montrond, Fontcouverte et les autres communes est envisagé comme une étape essentielle. En mi-année 2026, les résultats préliminaires démontrent une meilleure visibilité de l’offre et une augmentation des visites hors station, signe encourageant pour la suite.
Les enjeux opérationnels et la coordination entre les acteurs touristiques
La coordination entre les différents acteurs touristiques est un thème constant dans le dossier Maurienne. En pratique, le territoire s’appuie sur une mosaïque d’organisations: les OTI locaux, Explore Maurienne et les structures de niveau plus large comme Explore Savoie. La gestion de ce millefeuille exige une articulation programmatique et budgétaire qui se renforce avec les années. Je constate que l’objectif n’est pas d’étaler des pouvoirs en trop grand nombre, mais de clarifier les responsabilités, les points d’accès, et les chaînes d’information pour le visiteur. L’enjeu n’est pas seulement de produire des contenus attractifs, mais aussi de les diffuser de manière cohérente et fluide pour que les vacanciers n’aient pas l’impression de naviguer à la carte sans boussole.
Sur le terrain, la communication reste un levier fondamental. Des efforts spécifiques sont prévus pour sortir le tourisme de l’emprise quasi exclusive des stations et favoriser la découverte des villes, musées, cathédrales et sentiers. Le constat – et l’explication que je retiens – est simple: une partie du public n’a pas connaissance de l’offre disponible en dehors des sites de ski, faute de signalement ou d’accès facile. Dans ce cadre, le rôle de l’Office de Tourisme et de ses partenaires est d’imaginer des parcours, de proposer des packs touristiques et de mettre en place des supports numériques qui orientent le voyageur vers des expériences authentiques et hors des sentiers battus. Ce qui demande, en parallèle, des solutions logistiques concrètes pour la mobilité et l’accès aux sites.
Conseils pratiques pour les voyageurs :
- utiliser les passerelles d’information locale pour ajuster son itinéraire en fonction de la météo et des jours d’ouverture des sites;
- prévoir des arrêts culturels pour alterner avec les activités de plein air;
- favoriser les modes de transport qui permettent d’explorer plusieurs communes sans dépendre de la voiture tout le temps.
Pour enrichir ce propos, je vous propose de lire des expériences terrain comme l’office de tourisme de Bagneres-de-Bigorre sur le terrain et l’office de tourisme de Landerneau et sa billetterie en ligne, deux exemples qui rappellent l’intérêt croissant pour des services accessibles et immédiats.
Stratégies et produits touristiques sous Explore Maurienne
Je suis convaincu que le prochain chapitre s’écrit avec des produits adaptés et des événements fédérateurs qui font rayonner la Maurienne au-delà des Alpes. L’idée est de transformer la notoriété locale en attrait durable, en développant des expériences qui parlent aussi bien aux randonneurs qu’aux gourmets, aux passionnés d’histoire et aux familles cherchant des itinéraires sûrs et riches en découvertes. Le Défi de Maurienne, nouvelle épreuve trail associée à l’échelle de l’Échappée Belle, illustre bien ce tournant : elle prolonge l’offre estivale et permet de traverser l’ensemble du territoire Explore Maurienne. Ce type d’événement peut devenir un vecteur de promotion touristique, en incitant les coureurs et leurs accompagnants à s’arrêter dans les villages, à profiter des commerces locaux et à prolonger leur séjour.
Au cœur de la stratégie se trouvent aussi des mécanismes de promotion touristique plus fins et localisés. La coordination avec les communes support et les stations demeure essentielle pour proposer des itinéraires qui lient patrimoine, gastronomie et nature. Les enjeux incluent:
- la valorisation du patrimoine culturel et naturel sur l’ensemble de la vallée;
- la conception d’offres packagées saisonnières et réellement transférables entre les communes;
- la mise en réseau des guides, des opérateurs et des prestataires afin d’offrir une expérience fluide et rassurante.
Dans ce cadre, on s’attend à voir apparaître des synergies accrues entre les réseaux locaux et les structures plus vastes comme Explore Savoie. Cela implique une meilleure communication des outils numériques et des canaux d’information, afin que chaque visiteur puisse planifier son parcours sans rencontrer de “mur d’information”. Pour illustrer ces perspectives, l’émergence d’offres touristiques croisées entre Fontcouverte et les communes adjacentes peut devenir un vrai atout, tout en protégeant les identités propres de chaque territoire. Une étape clé sera de proposer des contenus multilingues et accessibles, afin de toucher les visiteurs internationaux et les marchés voisins.
Le rôle du dévouement local et les retours d’expérience
Le dévouement local est le socle sur lequel repose toute stratégie touristique. Sans ce lien étroit entre acteurs publics, privés et habitants, les projets ne pourraient pas s’ancrer durablement. Dans ce cadre, l’Office de Tourisme Cœur de Maurienne se veut un facilitateur, un coordinatrice et un prête-nominal pour les initiatives qui vont dans le sens d’un développement harmonieux et durable. L’objectif est de faire monter en compétence les équipes intercommunales et de favoriser la mise en commun des ressources. J’ai entendu des exemples concrets qui démontrent cette dynamique: des sessions de travail avec les maires et les élus locaux, des échanges avec les professionnels du secteur et des visites sur le terrain pour mieux comprendre les flux de visiteurs et leurs attentes. Cette approche, associée à une communication transparente, est, selon moi, la clé pour gagner la confiance des populations et des visiteurs.
La dimension locale ne signifie pas conservatisme. Au contraire, elle demande une capacité d’adaptation et une remise en question constantes pour répondre aux évolutions du marché et aux retours des visiteurs. Des éléments concrets de ce travail incluent:
- la mutualisation des ressources et la simplification des procédures pour les prestataires locaux;
- la promotion d’un tourisme accessible et bien cadré, facilitant les déplacements et les visites;
- la valorisation des itinéraires culturels et naturels qui font la singularité de la vallée.
Pour nourrir cette partie, j’ajoute une série de références qui illustrent le dynamisme local et les possibilités futures. Par exemple, l’article sur l’office de Bagneres-de-Bigorre montre comment une présence terrain peut améliorer la satisfaction des visiteurs, tandis que Landerneau mise sur une billetterie en ligne pour une expérience simplifiée. Ces exemples confirment que la proximité et l’innovation peuvent cohabiter avec l’excellence du service public en tourisme.
Perspectives et défis pour 2027 dans la vallée Maurienne
Regardant vers 2027, les défis restent nombreux mais les opportunités sont visibles. L’un des enjeux majeurs sera de maintenir l’élan donné par la direction actuelle et d’assurer une durabilité économique tout en déployant des produits diversifiés qui répondent aux attentes d’un public de plus en plus exigeant. Le cadre Explore Maurienne offre une meilleure lisibilité et une réduction des redondances entre les acteurs, mais cela demande aussi une discipline de gestion et une capacité à ajuster les priorités en fonction des résultats et des retours du terrain. Le travail d’anticipation est crucial: il faut prévoir les coûts, les partenariats et les ressources humaines nécessaires pour soutenir une offre touristique qui s’affirme sur une période plus longue que l’hiver.
En parallèle, il faut garder un cap clair sur la promotion touristique et le déploiement d’outils numériques efficaces pour toucher de nouveaux marchés. Le territoire peut tirer parti des événements sportifs et culturels pour dynamiser l’arrière-saison et l’intersaison, tout en maintenant des circuits routiers et des itinéraires piétons qui favorisent la découverte responsable. Enfin, la communication doit rester proactive: raconter des histoires, partager des expériences et rappeler que la Maurienne est bien plus qu’un cadre pour les vacances — c’est un espace où les acteurs locaux se mobilisent, avec dévouement, pour offrir une expérience mémorable aux visiteurs et soutenir l’économie locale.
Pour prolonger la réflexion, je vous propose une ressource utile qui montre comment différentes régions gèrent des situations comparables et comment elles adaptent leur offre touristique. Par exemple, la page consacrée à l’évolution du paysage des offices de tourisme peut inspirer des démarches similaires dans d’autres territoires, tout en préservant l’authenticité et les valeurs qui font la force du territoire.
À suivre dans les prochains mois : des produits touristiques repensés, une communication plus audacieuse et une meilleure articulation entre les vallées, afin que Savoie et Maurienne restent des destinations attractives et accessibles pour les visiteurs de 2026 et des années à venir.
Qui pilote l’Office de Tourisme Cœur de Maurienne et quelle est sa vision ?
Éric Grange a pris la tête de l’office et promeut une identité territoriale plus forte, coordonnant les acteurs sous Explore Maurienne tout en respectant l’autonomie des entités locales.
Comment se structure la collaboration entre les différents opérateurs touristiques ?
Le réseau Explore Maurienne vise une meilleure articulation entre OTI, Syndicat de Pays et structures externes, afin de proposer une offre cohérente et accessible tout au long de l’année.
Quelles initiatives sont prévues pour attirer les visiteurs hors station ?
Des itinéraires thématiques, des événements comme le Défi de Maurienne et des produits culturels et nature renforcent l’offre estivale et hors-ski, tout en améliorant la mobilité et l’information sur place.